1. Situation géographique du paludisme dans le monde

Il fut un temps où le paludisme sévissait en Europe de l'Ouest, son territoire d'extension remontant même jusqu'au sud de la Finlande. Au début des années 1930, il frappait encore dans le Marais poitevin et en Camargue et n'aurait été éradiqué de Corse qu'en 1944. Cette maladie a aujourd'hui disparu d'Europe de l'Ouest, hors cas importés, mais continue ses ravages ailleurs.                                                                                                                                                                   Le paludisme touche  aujourd’hui une centaine de pays dans le monde que l’on peut regrouper en 4 régions : l’Afrique (50 pays endémiques), l’Asie-pacifique (20 pays endémiques),  l’Amérique Latine et centrale (22 pays endémiques), et le Moyen-Orient et Eurasie (17 pays endémiques). Le paludisme est donc une pandémie (maladie transcontinentale).            

L’Afrique est, de loin, le continent le plus touché avec 90% des cas de paludisme recensés dans ses zones tropicales (Afrique subsaharienne). Là, le paludisme est à l'origine d'environ un décès d'enfant sur cinq. L’Afrique subsaharienne est la seule zone d’endémie où le paludisme n’est pas en recul.                                  Même si ce nombre est inférieur à ce qu’il était au milieu des années 50 (140 pays ou territoires touchés), plus de 2, 4 milliards (soit 40% de la population totale) de personnes sont exposées au risque.                                                                                                                                                                              L’Europe connaît des cas de paludisme dits d’importation. En France, en 2001 on comptait 7 223 cas.        

L'environnement influence l'épidémiologie (discipline scientifique qui étudie la fréquence des maladies, leur répartition dans la société, les facteurs de risque et les décès liés à cette maladie) et l'expression de la maladie.                                                                                                                                                        On distingue ainsi trois zones d’épidémies en Afrique, au sud du Sahara :        

      •         une zone de paludisme stable, en régions équatoriales et tropicales humides, où la transmission du paludisme, se fait de façon équivalente toute l'année ou au moins pendant plus de 6 mois. C'est là que la prémunition est acquise en quelques années et persiste ensuite, à condition de ne pas quitter la région.                                                                                                                                                                                                                   •          une zone de paludisme intermédiaire, en régions sahéliennes, où la période de transmission, est courte (fin de la saison des pluies). La prémunition est faible ou retardée et la maladie, même sous forme grave, touche non seulement les enfants mais aussi les adolescents et l'adulte jeune.                         •         une zone de paludisme instable, dans des régions localisées où la transmission a pu être interrompue plusieurs années, puis est réapparue massivement (inondations, désorganisation des services, changement de climat, déplacement des populations dans des endroits plus exposés). Le paludisme peut alors prendre un aspect épidémique explosif avec un grand nombre de formes graves, dans une population dont la prémunition a totalement disparu.

A l’échelle mondiale si on étudie l’ensemble des régions touchées par le paludisme, on remarque que les zones marquées par un climat tropical et    équatorial sont particulièrement propices à l’expansion de la maladie. Ce sont des régions où le paludisme est endémique.

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×